Auteur :
S. F.
jeudi 30 octobre 2014 23:15
C’est ce dimanche, à l’issue de la réunion de travail du Comité exécutif de la CAF, qu’on saura un peu plus sur le sort de la prochaine édition de la CAN 2015, si elle est maintenue pour le début de l’année prochaine au Maroc ou pas. Selon certaines indiscrétions, les responsables de la Confédération africaine de football vont certainement annoncer le report de cette édition, qui devra finalement avoir lieu en juin prochain, toujours chez le pays voisin. Le président de la CAF, Issa Hayatou, qui a rencontré une délégation marocaine, avant-hier, aurait été convaincu par la doléance du Maroc et pris en considération leurs inquiétudes de voir le virus Ebola se propager dans le pays. Le refus de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, du Ghana et autres de suppléer le Maroc pour l’organisation de cette édition a aussi contraint la CAF à se montrer plus souple vis-à-vis du royaume chérifien.
La CAF refuse janvier 2016 en raison de la tenue du CHAN
Le Maroc qui a proposé deux solutions pour sortir de cette situation, c’est-à-dire de reporter la compétition pour juin ou bien pour janvier 2016, a vu sa deuxième proposition refusée catégoriquement par l’instance africaine en raison de la tenue durant cette période-là du championnat d’Afrique des nations dédié aux joueurs locaux (CHAN), prévu au Rwanda. La seule solution - si jamais le Maroc maintient toujours sa position de ne pas organiser cette CAN en janvier - reste donc de disputer le tournoi en juin, qui verra l’arrivée du mois sacré de Ramadhan.
Mboma : «Je n’imagine pas la CAF se priver des recettes économiques de la CAN»
Interrogé par le magazine Jeune Afrique, l’ancien attaquant vedette du Cameroun, Patrick Mboma, assure qu’il voit mal la CAF annuler la prochaine CAN, notamment lorsqu’on sait les retombées financières qu’apporte cette compétition pour l’instance africaine. «Je n’imagine pas la CAF se priver des recettes économiques de la CAN», dira-t-il. Quant à sa possible délocalisation, le sélectionneur du Sénégal, Alain Giresse, ajoute : «Si le virus peut venir au Maroc, il peut aller ailleurs.»
Seydou Keita : «Je ne mettrai pas ma santé en danger»
De son côté, le capitaine de la sélection malienne, Seydou Keita, dira à propos de cette question : «Je comprends la position du Maroc. Cette épidémie est grave, et il est normal que ce pays mais aussi toutes les parties concernées se posent des questions. La santé est plus importante que le football. Je n’envisage pas une annulation, mais s’il faut décaler la CAN, le temps de mieux s’organiser pour maîtriser la maladie, trouver un vaccin, pourquoi pas. Je ne m’imagine pas mettre ma santé en danger pour du football
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