Auteur :
S.A.
mercredi 05 avril 2017 22:10
La reprise d’hier matin a été marquée par des absences en cascade. Pas moins de quatorze joueurs ont prolongé leur quartier libre en faisant l’impasse sur les entraînements. Pourtant, le groupe était sommé de rejoindre le stade de l’UMA et de se remettre au travail, après quatre jours de repos qui lui a été accordés par le staff technique juste après le match contre Médéa, vendredi dernier. Cependant, profitant du vide, certains éléments, Bouchema, Benali, Khadir, Boulemdaïs, Hamzaoui, Benmelouka, Salhi, Sidibé, Lakhdari, Belkacemi, Athmani, Messaâdia, Bâaouali et Rahmani n’en ont fait qu’à leur tête. Inconscients du danger qui guette l'équipe et loin d'être inquiétés par une direction quasi absente, certains d’entre eux prouvent si besoin était que l'heure est à la débandade au MOB. Ceux qui ont participé à la séance d'hier ont, en effet, cru à une scène de fin de saison, alors que le MOB aura sept rencontres à disputer dès la reprise de la compétition.
La tête ailleurs
Plus que des rumeurs, la situation prouve que certains éléments ont déjà la tête ailleurs. Quelques-uns sont en fin de contrat, d’autres ont les oreilles qui sifflent et la tête rêveuse à des perspectives de carrière plus certaines que dans cette splendide ville de Béjaïa. Bref, les joueurs ne sont pas tous mobilisés par la cause vert et noir et ça se ressent sur les terrains, où le collectif ne parvient plus à grand-chose et accumulant les faux pas journée après journée. Les joueurs devaient avoir honte d’être l’origine de la situation que vit l’équipe et sa relégation en Ligue 2 mobilis, mais ces derniers n’ont fait qu’à leur tête.
Conséquences de l’indulgence et l’absence de la direction
A force de ne voir aucun dirigeant au travail et surtout en match officiel à domicile, on finit automatiquement par se laisser aller, comme c’était le cas ces derniers jours. Depuis quelque temps, les responsables du club brillent par leur absence. Une excentricité qui laisse perplexe les plus avertis des radicaux lesquels aimeraient bien avoir une explication sur ce paradoxe dont seuls les dirigeants détiennent le secret, celui de savoir pourquoi ils ont lâché le club dans cette période cruciale. En plus du coach Boussâada, les joueurs sont frustrés et scandalisés à la fois. Ils n’arrivent pas à comprendre l’absence de leurs responsables. Certains n’ont pas hésité à dire que ces derniers ont délaissé l’équipe, et ont évoqué ce problème avec le coach Boussâada.
Le coach menace de partir
Le coach compte rencontrer Farid Hassissen, pour aborder le sujet et proposer une solution. S’il n’a pas, donc, le soutien du premier responsable du club, Boussâada menace de démissionner de son poste de driver, du fait qu’il ne pourra plus tolérer de gérer le club tout seul. C’est pour cette raison que ce technicien tient à prendre les choses en main avant que cela ne soit trop tard. Toutefois, ce n’est pas la première fois que le problème se pose pour lui, la semaine dernière avant le match de Médéa, le coach a provoqué une réunion d’urgence pour demander des explications et en a profité pour évoquer ce problème. Depuis, les choses se sont calmées, mais le problème refait surface, ce qui a provoqué la réaction du coach béjaoui.
Boussâada : «C'est de l'inconscience !»
Bien qu'il soit en colère contre les absents et les dirigeants, Boussâada n'a pas voulu trop s'attarder sur ce sujet. «Apparemment, ça devient une habitude chez certains joueurs. Ce phénomène ne date pas d'aujourd'hui. J'ai déjà soulevé ce cas avec les dirigeants et j'ai même pris ma décision, celle de faire mon travail sur le terrain en entraînant tout le monde. S'il y a des décisions à prendre, ce sera du côté de la direction. Me concernant, j'ai un seul et unique objectif, celui de poursuivre la préparation pour les sept derniers matches. En tous les cas, le jour de la convocation, je n'aurai de compte à rendre à personne», affirme Boussâada avant d'enchaîner : «Ce comportement est de l'inconscience pour certains, car parmi les absents d'hier on retrouve des récidivistes et des récalcitrants.»
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