Auteur :
Islam Tazibt
lundi 15 octobre 2018 08:19
Le Chabab de Belouizdad connaît une crise administrative, financière et sportive sans précédent. Et pendant ce temps-là, que font les « dirigeants » ? Ils continuent de se battre, de s’insulter et d’échanger les accusations. Ce sont, malheureusement, les seuls domaines dans lesquels excellent ces personnes à qui on a confié la gestion de l’un des plus prestigieux clubs du pays. Et au lieu d’en faire une machine à titres, une image de marque avec laquelle on rapporte de l’argent, on l’a réduite à un club qui se bat pour sa survie, qui n’a aucun sous pour payer ses joueurs, un club que tout le monde fuit, joueurs et entraîneurs. C’est la triste réalité qui n’est pas prête de connaître son épilogue. Pis encore, elle est faite pour perdurer encore car, SSPA et CSA, dirigeants et bénévoles, sages et fous, anciens et nouveaux, tous ne pensent qu’à leur propre intérêt. Et ce au détriment de celui du CRB. Bouhafs a été le dernier d’une série de dirigeants et de présidents qui ont causé du tort au CRB. Mais il a au moins le mérite d’avoir lâché cette phrase : « Pour sauver le CRB, il faut que tout le monde parte. Y compris moi ».
Sauver ce qu’il y a lieu de sauver
« Par où commencer et par où terminer ? » pour reprendre littéralement une expression algérienne qui exprime un sentiment d’impuissance face à un grand désordre. Et c’est l’expression qu’il faut pour désigner ce qui se passe actuellement au Chabab de Belouizdad. Alors oui, certains essayent de s’activer ici et là mais personne n’a de solutions réelles aux problèmes posés. Aucun plan de sortie de crise n’est mis en place. Seulement des paroles en l’air et des dénominations qui font rêver : commission de sauvegardes, sages… etc. Sur le terrain, on voit de tout, sauf des actes raisonnés. Est-il raisonnable de tirer sur l’ambulance ? Est-il raisonnable de bloquer la venue du sauveur, en l’occurrence MADAR ? Tant de questions sont à poser à ceux qui continuent d’attaquer les hommes qui donnent de leur temps pour sauver le club, à ceux qui refusent de déposer leur bilan et surtout à ceux qui continuent de demander réparation auprès de MADAR. En tout cas, s’il y a une priorité, c’est bien de précipiter la cession des actions au groupe MADAR, et surtout le départ final de grand nombre de dirigeants.